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TLB Trio
Solo
Toukouleur
Presse Généraliste
Presse autour du solo : Evanescence
P R E S S E
Au menu de ce concert: A Foggy Day, I Love you Porgy ou A Night in Tunisia qu'il reconsidère sous un angle nouveau, proche de celui de Martial Solal. Les standards sont une matière inépuisable pour qui tente de leur donner une forme originale. Elia Kazan disait de Brando: "Il est capable d'exprimer des sentiments minuscules".
L'art du jazzman est peut-être, face à un monument comme Blue in green, d'ajouter ou de retirer des particules infimes sans blesser l'ossature du thème. Et si le traitement est plus fort d'y laisser au moins ses fondations.
L'exercice de composition est autre. Il est ici le prolongement de ses rêveries. Plusieurs titres ont ici été composés sur le vif (Azur ou Agua do Brasil). Ces éphémères libèrent davantage la créativité de son auteur. L'urgence du live aidant elles viennent alimenter les perles de Gillespie ou de Gershwin.

Avec beaucoup d'enthousiasme, Terranova exploite les richesses infinies de son instrument puis s'en remet au silence, favorisant ainsi une vraie intimité avec son public. On apprécie cette confidence.
Celui qui un jour revit un ami cher et le lendemain ses compagnons de régiment me comprendra.


Philippe Deneuve.
Claude Terranova nous livre ici un moment de piano solo pris en direct à Montreuil lors d’une soirée organisée par Amnesty International.
Un moment de pur état de grâce comme on en connaît peu depuis le Köln Concert. Le pianiste seul sur scène donne ici à entendre un registre impressionnant non seulement de son art de l’instrument mais aussi de son amour du piano en jazz.
Tout était dit ce soir là. Tous les registres joués, tant dans ses propres compositions « évanescentes » que dans la véritable réappropriation des thèmes du répertoire. Terranova en maître dans l’art des nuances varie les climats différents et enchevêtrés dans l’esprit d’un Keith Jarrett. Claude Terranova parvient à nous donner parfois l’impression qu’une véritable section rythmique l’accompagne avant que le vrombissement des graves ne s’efface à nouveau au profit de la ligne mélodique.
Modèle de maîtrise en matière d’harmonie, sa lecture de Night in Tunisia est une véritable redécouverte. Monument d’inventivité. Et que dire de Carmen joué à la manière d’un Petrucciani. Terranova ne se parodie jamais lui même, cherche toujours à explorer à fond tout ce qu’un thème peu raconter. A l’inverse rien n’interdit d’explorer un thème dans le dénuement.
On n’a jamais entendu une version aussi bouleversante que celle de I love you Porgy. Une version dépouillée, simplissime mais avec cet indescriptible supplément d’âme où l’expression de ce qui est dit (cette déclaration d’amour à Porgy), transcende son expression musicale. Derrière la dernière note jouée, c’est le plus beau des silences qui résonne et prolonge la musique. Le temps en suspension.
Et lorsqu’un pianiste parvient à utiliser son art au service d’une telle émotion, lorsque d’évidence il transmet à son public un tel amour du piano, une telle intelligence des thèmes, lorsque le silence se confond à la note et envahit l’âme il n’est plus alors question d’autre chose que de partage et d’écoute.

Jean Marc Gelin
Voyage intérieur en terrain connu : Blue in Green, Surbrillance, Azur... pour la couleur ; A Night in Tunisia, Agua do Brasil, El Djazaïr... pour les territoires.
Dans ce premier album solo (enregistré essentiellement lors d’un concert organisé par Amnesty International) le pianiste Claude Terranova (solide formation classique et toucher rigoureux) s’abandonne à ses rêveries, improvisant sans afféterie sur quelques standards et une poignée d’originaux.
En émane la fugace fragilité de l’émotion pure.

B. de Witte

Claude Terranova est pianiste et compositeur,
il enregistre au cours d’un concert à Montreuil une douzaine de plages en solo. Une façon d’après lui de nous raconter ses expériences contrastées où sa rêverie atteint une belle présence.
Celle-ci s’apparente plus à une création d’univers où il délimite son concept de la beauté, traduit sur la majeure partie des compositions exécutées.
Cet expert en romantisme peut aussi nous séduire en reprise : « A Night In Tunisia » ou « I Love You Porgy ».
Belle découverte.

Gérald Mathieu

Voici une belle surprise lyrique, Claude Terranova sait harmoniser avec goût et un sens assez sûr des couleurs les compositions les plus rebattues.
Voyez ses variations sur la "Carmen" de Bizet ou "A Foggy Day"... Ses thèmes personnels portent la marque d'une sensibilité ouverte (El Djazaïr, Agua do Brasil) et marquée par la délicatesse (Evanescence, Miniature aquatique, Dans un rêve). Seul l'emploi parfois forcé de la pédale sustain gâche un peu la fête.

Jean-Pierre Jackson
Architecte de l'instant, résolument tourné vers le jazz, Claude Terranova signe ici un premier album solo, synthèse de ses multiples expériences. Certes, il a étudié les grands pianistes du jazz, Art Tatum entre autres, mais surtout Martial Solal, dont on retrouve les influences sur " Night in Tunisia " de Gillespie !
Claude Terranova prend un certain plaisir à faire ressortir ses idées mélodiques. Du jazz généreux, astucieux, avec un côté très harmonique, ce qui ne gâche rien, et qui s'étire langoureusement sur les tempos lents ou rapides.
Un disque tout à fait engageant dans l'actualité des pianistes "solo" C'est le gage d'un artiste sans limites qui n'a pas fini de nous étonner.
Un grand disque de solo, c'est très rare. Précipitez-vous!

Christian Delvoye

Depuis le temps qu'il pratique le piano solo, Le pianiste jazz "polymorphe" Claude Terranova sort enfin un disque où il se retrouve seul pour partager avec le public son amour pour cet instrument et la beauté de la musique.
Il donne libre court à ses rêveries dans des compositions originales et improvise également sur des standarts avec une liberté telle que le mélange se créé de façon transparente dans une agréable harmonie. Qu'il s'inspire de sa ville natale, du Brésil, de la Tunisie ou de pays moins ensoleillés, la même poésie émane des notes qu'il fait briller d'étincelles colorées.
La plupart des enregistrements de ce disque ont été réalisés lors d'un concert organisé à Montreuil par Amnesty International, sans doute est-ce aussi pour cela que les "histoires" que Claude Terranova raconte à travers sa musique sont particulièrement chargées d'émotions.
Nul doute que ce disque n'est pas la démonstration d'un savoir, comme le pianiste l'indique sur la pochette, mais bien le désir d'explorer d'autres mondes et donner le reflet, l'empreinte de moments de fragilité et de tendresse. Moments magiques et poétiques.

Agnès Jourdain

Il y a bien, à l'image de cette reprise tout en accident monkien du A Night in Tunisia de Gillespie ou ce bouillonnant Agua do Brasil, quelques moments ou le pianiste tranche vigoureusement dans la matière sonore, révélant au passage une technique sans faille et une puissance éclatante, mais dans l'ensemble, la musique revêt un caractère exquisèment contemplatif.
Ces ostinatos de basse sur lesquels Terranova déroule des arpèges mineurs évoquent à plus d'un titre la figure tutélaire de Keith Jarett, grand spécialiste du solo...Quand à Claude Debussy, il n'est jamais très loin non plus. Un disque qui, entre improvisation farouche et beautés classiques, fait son chemin dans notre imaginaire sonore.

J.P.
Musicien au parcours atypique, le pianiste français Claude Terranova n’en reste pas moins une référence. Un symbole de qualité qui aura attendu 20 ans avant de graver "Evanescence", son premier album en solo, trop occupé à participer aux projets d'autres musiciens (Daniel Humair, Martial Solal) où à exercer son esprit curieux dans des genres artistiques aussi variés que le ballet et la musique d’opéra. 20 ans pour ce premier "bébé", fruit de la rencontre de l’expérience et de la maturité.
Evanescence est une suite de compositions du "maître" et d'improvisations de grands standards (I love you Porgy, a night in Tunisia) enregistrés en live et au piano-solo.
D'emblée, l'attention est titillée par la dextérité quasi académique de Claude Terranova, son sens de l’improvisation qui ne tire pas vers des longueurs soporifiques, par sa sensualité et cette délicate émotion distillée par des silences au détour de nombreuses notes.
Sans conteste, Claude Terranova est un nom à retenir et à suivre. Evanescence est un pari réussi.
A savourer !

Etienne Payen.
... L’orsqu’une rythmique s’impose à lui, Claude Terranova déploie avec beaucoup de conviction son sens du contraste et sa palette de moyens, qui est extrêmement vaste. Night in tunisia en est un exemple parmi une douzaine d’interprétations dont l’approche stylistique a incontestablement (les applaudissements nourris du public le démontrent) de légitimes défenseurs.

Stéphane Carini
Claude Terranova présente son dernier-né Evanescence. Avec un nom pareil, l’exploration semblait en effet tout indiquée pour le pianiste. Prise de risques maximale: enregistrement en solo et en public, avec une large part de compositions dans l’instant. Celles-ci se situent dans une veine jazzo-debussyste, un peu systématique.
Claude Terranova se montre mille fois plus inspiré dans la relecture de standards inoxydables… Certains des effets qu’il emploie alors rappellent ceux de son homologue italien Stefano Bollani – et le compliment n’est pas mince –.
Dans «Agua do Brasil», la pédale sustain permet aux dissonances (des échos de samba lointains) de se superposer au thème central.
Si la réharmonisation de «Carmen» est plus prévisible, l’ébouriffant «Night in Tunisia» prouve que Claude Terranova est un patron sur son clavier.
Dans une démarche proche de Martial Solal, avec des accélérations tatumesques et des conclusions enjôleuses à la Ahmad Jamal, Claude Terranova a suffisamment de bouteille pour mettre l’auditoire ébahi dans sa poche.

Thomas Marcuola
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